• Sino-Rêverie 2/2






    La flûte du gardien vacher

    " MU DI "






    Sur cette photographie ...  le jeune homme a 87 ans ...  Hé oui ... 








    L'art, le recueillement, la concentration, la rêverie, la beauté, la transcendance ...
    Sont toutes sources de jouvence ... 
    Spirituelle ...
    Et comme au bout du compte ... 
    C'est dans la tête que ça se passe principalement ... 
    L'enjeu existentiel ... 
    Hein ?...



    Ma naturelle bonté ne me permet ...
    Que de ne pas m'empêcher de vous faire plaisir ...

    Alors, ci-dessous dans la page ...
    Vous trouverez encore quelques uns des plus beaux dessins de


    Ti Wei
    ...


    Dont pour commencer ce petit bijou que j'adore ... 
    Pour tout ce qu'il est magie ... 
    L'une des plus féeriques images du film pour moi ...
    Enfin non ...  Qu'est ce donc que je dis là ...


    Toutes le sont, féeriques, non ???







    Beau ?...  Mais ça n'veut rien dire voyons face à ceci ...

    C'est ... 
    Point !...


    Merci à ce grand sage, ce grand rêveur, ce grand poète ...
    Ce grand animateur d'images qu'était



    TE WEI








    Psssst ...  N'oubliez pas hein ...  Grand écran ...  Y'a qu'à cliquer et hop !...   C'est fait ...
    (Si si si ...  Je m'abstiendrais de persifler à ce sujet ...    )




    Dans les années 1950, c’est sous l'impulsion de Te Wei que le cinéma chinois d’animation entreprend de se dégager des modèles venus de l’étranger pour développer ce qu’on appelle alors le « style national ».

    En français cette expression peut être mal comprise.

    En réalité, il ne s’agit aucunement de propagande nationaliste, c’est seulement l’affirmation de la volonté des animateurs de s’inspirer des arts traditionnels chinois afin de créer des styles d’animation originaux propres à leur pays.




    Voici encore de magnifiques traits du pinceaux de Te Wei



    R'gardez moi ça les p'tits poussins comme ils sont jolis !!!



    Leurs sources d’inspiration sont multiples : d’abord
    le théâtre chanté ( Opéra nommé ) avec ses nombreuses variantes locales, ainsi que le théâtre d’ombres chinoises et de marionnettes.

    Ensuite les arts du lettré : calligraphie et peinture.

    Enfin toutes les formes d’art populaire et d’art décoratif : les bandes dessinées, les papiers découpés, les papiers pliés, les estampes, les jouets populaires, les broderies etc…

    Et là, hein qu'c'est surprenant de beauté et de sobriété



    C'est le petit gardien vacher ...  Et le taureau ...  Souvenez ?...



    Les films chinois d’animation se donnent pour mission d’éduquer les enfants, tout en les divertissant.
    Autrement dit, ils doivent contribuer à développer leurs connaissance artistiques et leur sens esthétique ...

    Pour être capables d’ adapter les arts traditionnels il faut que les animateurs soient eux-mêmes des artistes ...
    Et en effet la plupart d’entre eux ont reçu ce type de formation.
    Ainsi l’ambition d’atteindre un niveau artistique élevé est devenu
    Une caractéristique importante de l’animation chinoise.







    Parmi les réussites les plus exceptionnelles des studios d’art de Shanghai, il faut citer l’animation de la peinture traditionnelle, à l’encre de Chine rehaussée de couleur.
    A la fin des années 1950, dans une extraordinaire atmosphère d’émulation et d’enthousiasme,
    Te Wei met au point, en collaboration avec Quian Jiajun, Ah Da, Duan Xiaoxuan, Tang Cheng et beaucoup d’autres... un genre de film tout à fait original : le « lavis animé » qui parvient à animer l’œuvre du grand peintre QI Baishi ...
    ( Les têtards à la recherche de leur maman
    ).



    La peinture chinoise, la calligraphie et le cinéma d'animation sont cousins, vous le saviez bien ?

    Un peintre chinois disait :


    " A la fin de ma vie je poserais un point parfait d'un seul trait ..."
    " Et il en sera ainsi ..."




    Quoi ?...  A rendre jaloux un Walt Disney ou pas ?...

    Dans les écoles de calligrahie chinoise ils mettent des années à maîtriser leur poignet ... 

    Ils travaillent surtout avec le mouvement du poignet ...  Leurs doigts leur servent à maîtriser le geste ...

    C'est le poignet qui fait le mouvement ...

    Et tout ça en lavis hein !!!  Au pinceau large ...  Avec d'amples gestes, généreux et précis ...



    A priori, filmer image par image la peinture chinoise semble un pari impossible car tandis que l’encre n’imbibe jamais de la même façon le papier en fibre de mûrier, jamais le pinceau dans la main du peintre ne refait deux fois un trait identique.
    On n’a pas fini de s’interroger sur les prouesses artistiques et techniques qui ont permis de réaliser les « lavis animés », mais c’est un secret jalousement gardé !

    Sources (Pour la partie encyclopédique sur les films d'animation) :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Te_Wei




    Et vu que  je suis bonne comme le pain maison ... 
    Je vous ajoute encore un peu de bonheur  en images moi là tiens !

    'Tendez ...  Vous allez voir quelque chose ...



    Hein que ?... 
    C'est archi-mimi ça oui ?...



    C'est tendre à crèèèèvéééé ???
    Ca dépasse de loin walt disney pas vrai ?...



    Toujours Te Wei



    Impressions de montagnes et d'eau ...



    Te Wei ... 
    Toujours ...


    LES TÊTARDS À LA RECHERCHE DE LEUR MAMAN
    N'est ce pas que c'est charmant ?

    Réalisé par Te Wei (1960) d'après les dessins du grand peintre chinois : 
    QI BAISHI
    Trop fort hein lui qu'oui ?... 
    Trop fort lui oui ...

    Réalisé par Hu Jinqing celui-ci (1988)



    LA MANTE RELIGIEUSE

    A partir d’une fable chinoise traditionnelle qui reprend un proverbe très ancien
    « La mante pourchasse la cigale sans savoir que l’oiseau la guette ».
    Un précepte de Liu Xiang (érudit de la dynastie Han)
    Qui remonte à plus de 2000 ans, du temps des empereurs Han.
    Méfiance, méfiance.  On peut toujours être la proie de plus fort que soi ...

    Réalisé par Hu Jinqing (1985)



    L'ÉPOUVANTAIL

    Une adaptation de livres très anciens datant du temps du royaume des combattants (-445, -221 avant J-C)
    Où il est question de flairer la ruse, de discerner le faux du vrai, et surtout dans l’art de la guerre,
    de savoir rester sur place pour décider d’agir au bon moment, par surprise, pour remporter la victoire.



    Et une dernière image ... 
    De Te Wie à nouveau ... 
    Une de mes préféreées c'est le vrai ...
    R'gardez moi ça donc ... 
    Si c'est pas magique ... 
    Combien de lignes pour autant d'expression ??? 
    Hmmm ?...



    IMPRESSION DE MONTAGNE ET D’EAU

    Réalisé par Te Wei (1988)

    Le film utilise une technique unique au monde, mise au point par le peintre caricaturiste Tei Wei depuis 1960 :
    le lavis animé à l’encre de chine et à l’aquarelle dont il est le seul à connaître le secret.
    Ce film survole dix siècles de la peinture chinoise qui regroupe des centaines d’oeuvres du patrimoine traditionnel.



    Allez ... 
    C'est fini maint'nant ...
    Revenez-y de temps en temps ...
    Pour rêver ...  Un peu ...
     
    Avec tout ceci j'espère vous avoir fait grand plaisir ...
    Pour moi en tous les cas, ce fut une joie ...  Cela va sans dire ...



    Tenez ...  je n'ai pas pu résister ...  Une petite dernière ...  Pour la route ...

    Je sais je sais ...  Je suis trop bonne ...  Pas d'mérite ...  Naturel da !...


    L’AIGRETTE ET L’HUITRE

    Réalisé par Hu Jinqing (1983)

    Ici est utilisée pour la première fois de manière expérimentale la technique du lavis découpage,
    mise au point par Hu Jinqing dans l’esprit de la peinture traditionnelle chinoise.



    A une autre fois ?

    Et merci d'être venu m'voir ...

    Mandragaure






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  • Commentaires

    1
    Mercredi 24 Mars 2010 à 17:09
    10 minutes de beauté et de poésie avec le petit film.
    Merci !
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